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Emission n°355 : « La démographie africaine, une bombe pour l’Europe ! »
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Aujourd’hui, nos matelots décryptent le corporate

 

2 Commentaires

  1. Substances cancer dit :

    Salut,

    Il me semble que Foxley est naïf quand à l’impact individuel de logique « spindoctor » sur un mécanisme de structuration  des entreprises; au mieux cette méthode amène a un hacking social localisé qui ne sera pas sans conséquences sur le hacker à terme( à moins d’être en haut de la hiérarchie), et au pire, et c’est le plus probable, l’individu se retrouve assimilé et ne devient donc qu’un des rouages/caution d’une pluralité idéologique tout en ayant une illusion de marge de manoeuvre.

    La logique corporate est avant tout idéologique et immatérielle, elle infuse progressivement l’intégralité de la société et crée soit imbéciles serviles et hors sol soit des individus pétris de paradoxes, donc fragiles et instables puisque mis en portafaux entre vie personnelle et cadre professionnel. Là ou j’abonde dans votre sens c’est à l’echelle des petites entreprises (les pinceaux), mais ça n’a rien à voir avec le « corporate ».

    Le langage managérial : glisser des pépites , admettons, de temps en temps peut-être(vaguement…). Mais au vue de ce qui sacrifié le jeu en vaut-il la chadelle? L’appauvrissement du sens des mots, voir leur remplacement par des termes en globish sans necessité… Vous identitaires, ça devrait vous revulser, surtout que cette mécanique est issu directement de votre (notre, pour le coup) véritable ennemi, l’uniformisation universelle par le bas avec en vue un asservissement des esprits par dépossession de soi. C’est aussi accessoirement la novlangue la plus aboutie qui ait jamais pollué le français car c’est une langue de service et non de culture. Elle ne vise pas à discuter mais à induire une action, et empêche toute complexité et reflexion. Elle est à sens unique puisqu’elle s’adresse en finalité à l’objectif et non au travailleur. Donc,  dans sa structuration, ce language chosifie le travailleur, ce dernier n’est plus que l’intermédiaire de l’objectif. C’est l’objectif qui s’enracine donc dans l’individu et non l’inverse.

    Ensuite l’entreprise corporate comme  vecteur communautaire structurant quelle blague! La compétition/concurrence interne invalide la coopération à terme, puisque dès qu’une crise se profile dans le cercle de l’entreprise les anciens « amis » deviennent  des « judas ». Si vous en doutez re-regardez donc l’assemblée nationale depuis l’arrivée des « marcheurs »,l’ incarnation quasi parfaite de l’esprit corpo…Ce sont des médiocres sans colonne vertebrale, fort avec les faibles et faible avec les forts, doublé d’incultes qui ne comprennent même pas ce qu’ils votent!! L’esprit de meute, mais pas celle des loups.

    Sur le sujet en géneral: Gouverner par le chaos l ‘évoque comme vous le mentionniez, mais il ya aussi le livre de Lordon « Capitalisme, désir et servitude » qui  déconstruit le sujet de manière assez brillante. (C’est pas du Lordon « nuit debout  » (celui qui incite à l’exclusion de Chouard) mais du Lordon universitaire… au cas ou ce nom vous donne des sueurs froides 😉 ) Et bien sur, encore et toujours Guy Debord qui reste à mon avis la première des clefs pour sortir de « la matrice ».

    Deux bons films sur le sujet :

    -Carré Blanc de Jean Baptiste Leonetti ( film d’anticipation passé sous le radar de bcp trop de cinéphiles, tout à fait dans le sujet d’ajd)

    -Corporate de Nicolas Silhot (…)

    Gauchistement,

    P.s: J’espère que mon laius à au moins l’effet de vous inciter à revoir votre position sur l’ouverture à la discussion avec l’autre pôle. Dans les temps à venir  et pour une sortie par le haut il n’y aura pas le choix.

  2. Stan dit :

    Pour rebondir sur le commentaire de ‘Substances cancer’ , et de par mon expérience dans le monde du travail et une grosse entreprise du CAC40. Je ne peut qu’aller dans ton sens concernant les cadres dynamiques corporates. Je n’ai jamais croisé de gens aussi conformistes, leur credo c’est le prêt à penser BFMtélé… Pour les compétences dans le boulot, c’est variable. Mais leur compétence dans la connerie j’ai jamais vu pire…

    Concernant le sujet ‘corporate’, si je peux me permettre un témoignage. Je me suis surpris en train de dire « nous » quand je parlais de l’entreprise et de ses projets. Un ‘nous’ qui n’avais aucun sens, mais petit à petit au fil des réunions (les ‘Ré-uuuu’) une force irrésistible m’a fait adopter le langage corporate de l’entreprise (novlang). Je me surprenais aussi à faire le mec impliquer, comme si le projet pour lequel je travaillais était digne d’un lancement de fusée sur Mars alors que franchement: on en était loin.

    Je jouais en fait un rôle, en ayant conscience de le jouer, mais un rôle quand même. C’était parfois dur de jouer le mec impliqué. La plus part de mes collègues eux, quand ils disaient ‘nous’, ils se sentait vraiment impliqué dans l’entreprise (ou étaient encore meilleurs acteurs que moi haha).

    J’ai fais le choix, à cause de cette schizophrénie de quitter ce genre de boite (car j’en ai eu la possibilité). Et je trouve que finalement c’est mieux de pouvoir bosser dans une structure plus petite (PME ou Startup), même s’il y a d’autres soucis. Enfin; peut être qu’au fond je joue encore un autre rôle, mais je me sens plus impliquer dans une petite structure où mes décisions ont plus de poids.

    Bonne émission en tout cas, qui a le mérite d’aborder ce genre de sujet.

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